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Témoignages d'allaitement

Afin d’aider toutes les futures et jeunes maman qui ont pour projet ou démarrent l’allaitement, j’ai réuni des témoignages de femmes de tous univers, ayant chacune leur parcours. 

Il y a autant de mères différentes qu’il en existe sur la planète, autant de relations à l’allaitement maternel qui coexistent. Elles nous offrent avec beaucoup de sincérité et de confiance leur vécu et leurs sentiments. Elles nous partagent ici leur expérience, qu’elle soit bonne ou mauvaise, nous délivrant parfois un message de persévérance, parfois un autre chemin de la maternité. 

Je tenais à remercier toutes ces mères qui ont pris de leur temps pour se mettre à nu devant vous, chacune dans le but de vous aider à éclaircir vos questionnements de maman allaitante débutante ou en devenir. 

Bonne lecture petits cocons !

 

10 mois d’aventure lactée pour ma poupée et moi, 10 mois de bonheur, de réconfort, de moments paisibles, de câlins et d’Amour.
Les débuts n’ont pas été faciles mais pour moi c’était une évidence !
La tétée d’accueil s’est finie avec des crevasses aux deux tétons mais avec aussi beaucoup de détermination.
Elle n’arrivait pas à bien prendre le mamelon.
On nous a proposé une téterelle, sans nous parler des risques de confusions… Si, bien après… et heureusement pour nous, car il n’y en a pas eu.
Bébé tétait sans téterelles avant la sortie de la maternité. Ma petite victoire.
Le cododo s’est installé, l’écharpe a pris sa place et les tétées ont continuées, toutes plus complices les unes que les autres.
Je ne sais pas quand on leur dira au revoir mais une chose est sûre… on en profite au maximum !

Laurine P.

2 ans et demi d’allaitement, encore en cours ! Des galères, des moments magiques, de la douceur, du bonheur, des douleurs, de la persévérance et, surtout, se faire confiance, faire confiance à son bébé, être à son écoute, s’écouter soi-même, rechercher l’information vers plusieurs sources différentes (livres, groupes Facebook, professionnels) pour choisir ce qui nous convient, faire SES propres choix, s’assurer du soutien du papa, partager, communiquer, accepter les doutes, savoir se remettre en question, oser aller à contre-courant,
choisir des bons bouquins pour occuper les heeeeeures à allaiter 😅 Il y a bien des conseils à donner. Si je devais en retenir 3 : se faire confiance, s’écouter, faire ses propres choix 🌸 Une aventure hors du commun, intense, dure parfois et tellement douce avant tout 💗💗💗

Corinne L.

Mon expérience d’allaitement


Je suis mère de deux enfants que j’ai allaités de manière très différente, pendant plusieurs mois.

Pour les deux pourtant, la question de l’allaitement ne s’est jamais posée, elle était une évidence, tout simplement parce que les Hommes sont des mammifères, et qu’un mammifère porte aussi naturellement son enfant, qu’il le met au monde ou encore qu’il le nourrit jusqu’à ce que son petit puisse s’alimenter de manière presque autonome.

Et puis l’allaitement était traditionnellement, dans ma famille, pour les femmes de plusieurs générations, également une évidence, un acte d’amour mais aussi un don de vie, un don entier, total et sans aucune retenue, de soi.

Quoi de plus adapté et confortable que le lait de la mère pour un enfant; un lait sur mesure, qui évolue avec l’enfant, qui répond en tout point à ses besoins de “petit d’homme”.

L’allaitement est un lien assez unique qui permet de se sentir mère, un peu égoïstement indispensable et qui procure des sensations maternelles uniques.

C’est une parenthèse de bien-être dans la journée, où l’on se pose sagement, on l’on sent les petits mains de bébé s’agripper autour de soi, où l’on sent l’odeur unique de son tout-petit méconnaissable parmi tant d’autres, où l’on peut lui caresser ses minces cheveux tout doux, son frêle crâne, en souriant bêtement et en pensant fièrement “c’est moi qui l’ai fait!”.

Et puis la Nature est merveilleusement bien faite.

L’allaitement est le prolongement spontané de la grossesse.

Le lait de la mère est celui qui fait grandir et qui fait aimer aussi, physiologiquement parlant. L’allaitement est économiquement un vrai avantage : tout est prêt, chauffé et disponible à n’importe quel moment du jour ou de la nuit et surtout n’importe où.

Inutile de transporter un matériel incroyable. Ce lait maternel “soigne” et pas seulement les intestins immatures du nourrisson; il peut être utilisé dans de multiples recettes et les vertus réelles ne sont plus à démontrer.

Allaiter c’est aussi se faire confiance, à soi, à son bébé mais à son corps qui fabrique secrètement ce petit miracle, et c’est une vraie révolution pour les mamans.

Le corps puise en lui une énergie insoupçonnable pour façonner ce lait. Allaiter c’est aussi s’accepter différemment, avec ce nouveau corps, un corps de femme, un corps de mère, un corps un peu magique somme toute.

Comme l’allaitement a été une évidence, il s’est déroulé de la manière la plus simple et la plus naturelle : sans se poser de questions, en naviguant à vue, en se laissant porter, en faisant confiance à son enfant, qui guide. Un sacré comble pour ce petit être fragile.

Parce qu’il s’agit simplement de s’écouter, de ne pas lutter contre ses propres questionnements, mais avant tout accepter d’être disponible. Pleinement.

L’allaitement va de pair avec le portage et le besoin de contact (mon premier a été un BABI : bébé aux besoins intensifs).

L’écharpe de portage est une arme redoutable pour apaiser et permettre d’allaiter également.

Enfin, je terminerais par ces mots : l’allaitement est amour.

Marie P.

Il faut savoir que j’ai accoucheé à Bondy et que j’avais demandé un soutien psychologique post-accouchement, or on m’a TOTALEMENT abandonnée et même rabaissée. On m’a donné mon fils sans m’expliquer la tétée. Les nuits étaient affreuses, je suis tombée en dépression, et le jour le papa donnait le bib pour que je puisse me reposer. Dès qu’il s’en allait, il y avait toujours la même infirmière qui m’insultait et me rabaissait car papa voulait faire le premier bain et pas moi, et qu’il donnait le bib le jour… J’étais à ses yeux une gamine irresponsable et elle me le faisait bien savoir. Retour à la maison très dur avec des mastites. Je pleurais, sein dur pendant des jours sans pouvoir le vider tant bien que mal. Je produisais BEAUCOUP TROP de lait par jour en plus des tétées que je devais jeter car rien pour garder hormis les thermos de la maison. Peu a peu, ça s’est amélioré dieu merci. Le retour au travail était compliqué, des seins blindés et des menaces de mes supérieurs lorsque je réclamais mes pauses tire-lait AUTORISÉES et OBLIGATOIRES par la Loi. J’ai dû envoyer un mail de plainte/menace de porter en justice au RH pour avoir mes pauses réglementaires tranquillement… Et maintenant 15 mois d’allaitement, de bonheur, même si c’est fatiguant. Voila désolée du pavé.

Stéphanie K.V.

Je suis à 4 ans d’allaitement, à 3 ans de co-allaitement qui tètent encore beaucoup. Les deux ne sont pas prêts de s’ arrêter. Il faut s’armer de patience et de beaucoup de courage, ne jamais regarder la montre, donner le sein a volonté en open bar lol. Et le faire avec beaucoup de douceur. Mangez bien, buvez bien et tout ira bien…. Pas de tétine mais juste le sein a maman. Elle risque de nuire a votre allaitement. Courage à toutes 🙂

Virginie J.

Ici nous sommes à 29 mois d’allaitement pour mon mini et que du bonheur. Je voulais tenter et c’est pari gagné… Complicité maximale, moments de tendresse a volonté… Bon, faut pas se leurrer les nuits sont hachées mais ça vaut le coup… et puis en toute honnêteté c’est tellement plus facile d’allaiter plutôt que de traîner les bib, le lait l’eau, le chauffe-biberon, en vacances, en balade… c’est que du bonheur…😊

Anne-Laure T.

Coucou, je suis à 16 mois d’allaitement de ma dernière. Je pense que c’est bien de prévenir les mamans que les premiers jours ça fait mal. Quand à chaque fois que bébé tète ça contracte l’utérus, on ne le sait pas. Il faut s’accrocher 😉

Mélissa P.

Tout d’abord, je m’appelle Ophélie et j’ai 24 ans, je suis maman d’un petit bonhomme de bientôt 10 mois que j’allaite depuis sa naissance. Les débuts n’ont pas été faciles du tout, beaucoup de fatigue et de douleurs via l’accouchement, non pas à cause de l’allaitement. Bébé n’arrivait pas à prendre le sein correctement et tout seul et je n’arrivais pas à l’y mettre. Au bout d’un moment, j’ai eu recours à un bout de sein, ce n’est pas forcément recommandé mais cela m’a beaucoup beaucoup aidée pour les débuts. Il l’a eu durant 2 mois et demi-3 mois et a réussi à s’en passer une fois qu’il a réussi à mettre le sein en bouche correctement. 

Nous avons eu recours à un lit cododo pour la nuit et il a dormi dans notre chambre jusqu’à ses 9 mois. Aujourd’hui il a bientôt 10 mois et est toujours allaité 😊 Surtout faites vous confiance, il n’y a pas de manque de lait si bébé tète tout le temps surtout au début. Il n’y a rien de plus normal ! Le lait maternel se digère en 30 minutes, n’oubliez pas les pics de croissances à 3, 6 et 9 semaines et mois, écoutez votre bébé, lui saura de quoi il a besoin et tout ira pour le mieux. N’hésitez pas à voir plusieurs positions d’allaitement pour trouver ce qui vous va le mieux pour vous et bébé et vous pouvez même allaiter allongée, ce qui vous permettra de vous reposer. Bon courage à toutes les mamans, nous sommes des warriors 💪

Ophélie S.

Bonjour, je vous parle de allaitement et co-allaitement qui fût pour moi une évidence. Je suis maman de 3 enfants. Mes deux derniers qui ont maintenant 4 ans et 3 ans, je les allaite toujours, il sont complices, fusionnels. Ma fille qui a 4 ans a toujours tété pendant la grossesse quand j’étais enceinte de son petit frère. Elle était toujours en demande… C’est normal aussi, la petit puce avais 5 mois quand j’étais enceinte ; à la naissance, quand j’ai accouché, elle est venue avec son papa, a fait une petite caresse a son petit frère et m’a demandé de suite le sein. Je savais pas trop si je faisais bien mais je lui ai donné et en même temps à son frère aussi. C’était nouveau pour moi, elle m’a paru si grande, énorme, à côté de son petit frère qui avait quand même un joli poids de 4 kilos 140. Et de suite, le lien s’est fait, elle nous a beaucoup aidés ma grande. Quand j’avais trop de lait, elle me vidait le sein en 2 minutes et j’installais son petit frère au sein et ça allait. 

Le petit a eu un problème à la naissance en pédiatrie. Il lui ont coupé le frein de langue car il avait du mal à téter mais après ça tout allait très bien. Et les deux, dès la naissance, ont choisi un sein pour téter et depuis c’est toujours ainsi. Il téteront jamais un autre sein. Ma fille me dit : « non, ce sein est pour bébé Pharell et l’autre est à Nana (c’est son petit surnom). Pharell a maintenant 3 mois, une belle aventure… 

J’ai toujours donné à la demande de jour comme de nuit. Je suis maman au foyer, mes 3 ans de congé parental nous ont permis à tous les 3 de passer de superbes moments… L’allaitement est si doux et paisible ! Je suis une maman remplie de fierté pour tout ce que j’ai pu leur donner et que eux me donnent. Par contre, le seul point négatif c’est que le papa est parti ou c’est séparé car ne supportait plus que mes petits passent avant lui… De plus, je pratique du cododo avec le dernier. Et depuis ça a donné pas mal de problème dans notre couple et j’ai décidé de me séparer. Il y a maintenant 1 an que je vis seule avec mes 3 enfants et je me sens mieux. ☺☺

Violette S.

Bonjour, je vous raconte mon histoire si cela peut aider les nouvelles mamans. J’ai toujours su que je souhaitais allaiter, pour des convictions écologiques et pour le bien-être et la santé de mes bébés. Aujourd’hui j’ai deux enfants : mon aîné, Ulysse, a 2 ans et demi, et mon petit deuxième, Isaiah aura 9 mois dans quelques jours. Pour Ulysse, la grossesse s’est très bien déroulée, accouchement compliqué (déclenchement 5 jours après la DPA pour finir en césarienne en urgence). Le début de l’allaitement a été compliqué, je n’y connaissais rien et tout le monde me disait que cela se passait bien alors que j’avais mal et bébé collé au sein H-24, ça ne me convenait pas… On m’avait dit que les nourrissons dormaient tout le temps, le mien ne faisait que deux siestes de 20 min dans mes bras et pleurait beaucoup.

J’ai tout fait pour trouver des réponses : ostéo, réunions a la leche league, groupe Facebook, 3 pédiatres (aucun de bon conseil pro allaitement) pour finir par découvrir grâce a ma sage femme formidable qu’il avait un frein de lèvre restrictif, j’ai aussi découvert les coquillages d’allaitement (quel soulagement avec une goutte de mon lait), des réflexes et.. le RGO. Avec un cours de portage à 2 mois, j’ai pu enfin dire que je prenais du plaisir a allaiter et a être maman. J’ai appris à lâcher prise, à laisser couler, à faire confiance en mon corps et à mon bébé, à être assise à le nourrir et le câliner, ne pas répondre à tous mes besoins mais que le temps passe finalement très vite et que je pourrais penser a moi plus tard. 

J’ai décidé de sevrer Ulysse à 8 mois sur 2 mois, tout doucement, et cela s’est très bien passé. Avec une dépression post-partum bien costaude, je n’ai pas eu la motivation de tirer mon lait à la reprise du travail… On a remis ça très vite, nous voulions des enfants d’âge rapproché. Isaiah est né après une belle grossesse heureuse, une césarienne programmée le jour de DPA et là… tout a été très facile, je savais quoi faire, qui écouter, et mon bébé était très facile, tout calme, dormeur. Et cela fait 9 mois que cela dure, pas prête d’arrêter car l’allaitement est bon pour bébé mais surtout… tellement pratique : pas de vaisselle, pas d’horaire, calme bébé en toutes circonstances, l’endort, et cela me repose, me détend de le voir si bien. Bon ça, c’est quand on ne donne pas au lactarium car la vaisselle et la stérilisation : Bonjour ! Mais c’est pour la bonne cause. Voilà mon roman, si cela peut vous être utile… 

Fanny S.

J’ai 38 ans bientôt (fin juillet) et je suis mariée depuis bientôt 2 ans, mais en couple depuis 13 ans. Alors, pour moi, pour ma première, dès que j’ai su que j’étais enceinte d’elle, j’ai su au plus profond de moi que je l’allaiterais. C’était il y a 17 ans, et le personnel n’était pas formé à l’allaitement, elle a été en néonat car souffrance foetale, j’ai failli la perdre pendant l’accouchement, dans l’hôpital où je l’ai mise au monde donc je tirais mon lait pour aller passer la journée entre deux tirages, avec elle. Raison de plus pour l’allaiter, je voulais prendre ma revanche sur mon accouchement qui s’est mal passé… J’ai eu un engorgement peu après un mois d’allaitement, le personnel me conseillait de me masser sous l’eau chaude, mais ça ne fonctionnait pas. J’ai souffert, j’ai pris mon mal en patience en attendant que ça se calme. On me conseillait mal, même concernant l’allaitement, j’écoutais étant donné que c’étaient des pros et que j’étais novice en la matière. J’ai fait confiance, et vers 6 semaines (pic de croissance [maintenant je le sais]), on me disait que c’est parce que je n’avais pas assez de lait, qu’il était pas assez nourrissant,blablabla…(bref, les vieilles croyances ont la vie dure…), à contre-coeur, j’ai donc mis fin à mon allaitement vers 2 mois en la passant au bib petit à petit…

J’en ai pleuré, j’ai eu longtemps la boule au ventre, en ayant des regrets… Pour ma deuxième, qui va avoir 10 ans, j’ai voulu l’allaiter aussi, à l’instant même où j’ai su qu’elle était dans mon bidou, mais le personnel pas au top avec l’allaitement, j’ai fait à mon instinct, j’ai tenu 7 mois, puis à la diversification, je suis passée petit à petit au bib pour retravailler car je n’étais pas renseignée sur les possibilités de l’allaitement en travaillant, la diversification en maintenant l’allaitement, et le docteur que j’avais n’était pas pro allaitement…

Quand nous avons décidé d’avoir un troisième bébé, j’ai fait plein de recherches, je me suis documentée et je me suis promis que je ne revivrais pas ces allaitements foirés… Donc ma troisième, je l’allaite depuis, elle mange peu. J’ai eu une mastite vers le 5ème mois, que j’ai soignée en position louve en drainant + doliprane + bouillotte chaude sur le sein douloureux, mais sinon, aucun autre souci… Et ma dernière (kinder surprise car pb de contraception, par césa en urgence CODE ROUGE, car HRP, on a frôlé la mort de 30 min, d’après le gynéco qui m’a opéré… et que je remercie pour nous avoir sauvé la vie et pour m’avoir fait la salpingectomie en même temps car j’avais signé le consentement + de 4 mois avant l’accouchement) est en co-allaitement avec ma troisième. Alors, je vous avoue, c’est un peu sport (surtout en ce moment, avec le confinement, j’ai ma grande qui est en plein dans les épreuves pour le bac, [elle est dans un lycée privé, donc ils continuent les cours par ordi, et je l’aide pour les devoirs ou si elle n’y arrive pas, mais bon, ça va, je n’ai pas à me plaindre], j’ai ma deuxième qui est en CM1 et a plein de devoirs et leçons quand même à faire chaque jour, que je reçois par mail, donc je fais sa maîtresse ^^) et je m’occupe de mes deux dernières qui sont demandeuses, il faut occuper et s’occuper de tout ce petit monde 😀. Eh oui, pas toujours facile pour se trouver du temps, avec le ménage, le linge, les repas à faire,etc… mais bon, on gère, il suffit d’être organisée. C’est vrai qu’un bébé surprise, il faut s’y faire, quand on apprend cette grossesse non attendue, on se dit « 4, je vais passer pour un cas-social »… mdr mais ce n’est que du bonheur, je kiffe plus que tout, mes 4 princesses, et pour rien au monde, je changerais ma vie 😉 Bref, voilà, j’ai appris pas mal de choses au fur et à mesure, et j’aide des amies qui ont des questions quand je le peux… Je ne vois pas de contraintes spéciales, pour ma part, sauf le fait qu’heureusement que mon mari avait acheté une 7 places après notre troisième sinon on aurait dû changer de voiture, et j’ai de la chance d’avoir un homme qui me soutient à 200% dans l’allaitement… lol.

Quand on va tous ensemble quelque part, on prend la sienne, sinon, je me promène partout (sauf en ce moment,hein) avec mes princesses 😜.
Je fais tout ce que je peux pour leur bonheur et les voir heureuses, sourire et rire… c’est ma bouffée d’oxygène au quotidien, ma raison de vivre ! Ce qui m’énerve, ce sont les regards et réflexions des gens quand ils me voient avec les 4 aux courses…grrr. Mais j’ai appris à passer au-dessus, à force ! Je me suis forgée une carapace ! 😉
Il y a cependant les problèmes des allergies et RGO, BABI… J’ai mes filles poly-allergiques. Moi-même intolérante au lactose, ma première l’est aussi, elle est aussi allergique au blanc d’œuf, poulet et maïs. Ma deuxième allergique aux poils de chats et chiens. Ma troisième APLV + croisé et FAC (amandes), et c’est un bébé arc-en-ciel, elle est aussi BABI RGO et ma quatrième RGO aussi. Voilà, si je n’oublie rien, j’ai appris à trouver des équivalents pour cuisiner, j’ai appris à m’adapter… Pas le choix 😉 Tout est possible et réalisable quand on veut, je me dis…


Tout le monde dit que je suis fusionnelle avec mes filles… C’est vrai, on a un lien très fort ! Même entre elles, elles ont ce lien malgré la différence d’âge entre chacune… Sans compter les multiples bienfaits de l’allaitement pour maman et bébé, on fait de sacrés économies, et papa et les frères/soeurs peuvent quand même participer autrement pour avoir un lien avec bébé… Lui changer sa couche, lui faire prendre son bain, le bercer, le faire roter, l’endormir, le promener, l’amuser, jouer avec….

Isabella D.

L’allaitement ou cette évidente continuité du lien avec mes bébés

Allais-je allaiter ? Voilà une question que l’on ne cessait de me poser lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant. Et cette question n’avait de cesse de m’étonner tellement cela était une évidence pour moi. Est-ce dû au fait d’avoir moi-même été allaitée bébé ? Du au souvenir inconscient du bien être que cela procure ?

Toujours est-il que c’était une certitude pour moi : j’allaiterai mes enfants !

Durant les cours de préparation à l’accouchement, j’ai découvert des cours sur l’allaitement et je m’interrogeais : « ah bon mais alors est-ce si difficile qu’il faille « apprendre » comment s’y prendre ? » « Allais-je avoir mal ? »

Lorsque mon premier enfant est né, Léna, j’ai eu une césarienne en urgence. L’idée d’une césarienne ne m’a pas affolé par contre je redoutais de ne pas pouvoir faire la « tété d’accueil » qui me semblait essentielle pour « réussir » mon allaitement. Finalement, à ma demande, j’ai pu faire la tété d’accueil presque immédiatement. Je n’oublierai jamais l’intensité de ce moment. Tout d’abord j’ai ressenti de l’étonnement quant à la douceur qu’était la tété. Cela était si délicat, à l’opposé d’une quelconque forme de douleur. Léna a tout de suite était « une bonne mangeuse », et j’avais l’impression qu’elle savait comment s’y prendre sans mon aide. Ensuite me sont venues de nombreuses questions autour de l’allaitement. J’ai eu la chance de rencontrer une équipe soignante disponible pour y répondre mais aussi et surtout mes belles-sœurs qui m’ont été d’une aide précieuse.

Je voulais par exemple savoir à quelle fréquence il fallait qu’elle téte, pendant combien de temps. Ou encore que faire lors des premières crevasses, quand j’allais pouvoir espacer les tétes… Pour cela la préparation à l’accouchement m’a aidé.

« Allaitement à la demande » préconise-t-on. Ce fût un précieux conseil pour moi, car il s’agit de lâcher prise et de faire confiance à son bébé. Pas de risque de suralimentation car le bébé se régule.

Je n’ai donc pas rencontré de difficultés sur le plan « technique ». Pour ma part j’ai refusé toutes visites à la maternité. Cela m’a permis de me laisser ce temps de rencontre nécessaire avec mon bébé afin que l’allaitement se mette en place sans stress et sans avoir l’avis des uns et des autres. J’étais ainsi totalement disponible pour mon bébé.

J’ai allaité exclusivement Léna sept mois (date de la reprise de mon travail). L’allaitement a été pour moi de l’ordre de l’indicible, aussi puissant émotionnellement que l’accouchement. Un moment à chaque fois si précieux à partager avec mes bébés. Un lien qui se poursuit et qui se crée post-partum ; une fusion encore prolongée avec son bébé. Personne d’autre ne peut répondre à son besoin élémentaire. Sans parler du regard que nous adresse notre bébé pendant la tété tout en s’accrochant à nous… magique.

Alors quand j’ai accouché 18 mois plus tard de mon deuxième enfant (par voie basse), il allait de soi que j’allaiterai encore. D’ailleurs mon corps était déjà prêt et j’ai eu ma montée de lait le deuxième jour. J’ai poursuivi l’allaitement exclusif durant 7 mois.

J’encourage toutes celles qui le peuvent à le faire.

Aurélie A.

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