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Pas assez de lait, mythe ou réalité

On l'entend partout, tout le temps

Tu es maman, tu découvres l’allaitement, avec ses bons et ses moins bons côtés. Parmi eux, il y en a un qui t’est annoncé par cette infirmière qui est là pour t’aider à la maternité. Ton bébé ne grossit pas assez sur sa courbe, et donc, le verdict tombe… Tu n’as pas assez de lait ! 

La panique s’empare de toi… Mais comment est-ce possible ? Mon lait ne serait pas assez nourrissant pour que mon bébé grossisse normalement ? Tu es choquée, désemparée. LA solution de l’infirmière, c’est d’arrêter la malnutrition illico en donnant à ton petit bout une bonne dose de lait maternisé en bouteille. 

Cette alimentation-là, elle est efficace, selon elle. Toi, tu restes perplexe et perturbée, tu n’oses pas dire ce que tu ressens parce que quand même, elle, c’est son métier, elle sait de quoi elle parle… Mais au fond, tu aimerais tellement qu’il existe une autre solution…

Mais oui, elle existe !

Ne te laisse pas désarçonner par cette infirmière qui, comme beaucoup, ne sont pas si bien renseignées que ça. Le poids du bébé, c’est une véritable obsession médicale qui déroute plus d’une maman. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de mamans lâchent leur beau projet d’allaitement au profit de quelques mots ô combien impactants.

Il se peut que si bébé ne prend pas de poids, une infection urinaire en soit la cause, ou toute autre pathologie n’ayant aucun lien avec l’allaitement. A ne pas écarter donc, car trop souvent, les médecins attribuent la baisse de prise de poids à l’allaitement de manière systématique

Ils ne vont pas souvent chercher plus loin avant de demander à la mère de changer leur mode de nutrition.

C’est alors qu’un cercle vicieux peut se créer. En donnant une supplémentation autre que le lait maternel, le bébé tétera moins et par conséquent, stimulera moins tes seins. Car comme tu sais, le secret d’une bonne lactation, ce sont des seins bien stimulés avec des tétées fréquentes.

Là aussi, certaines mamans peuvent être surprises par l’allaitement à la demande. On nous dit ça, oui, mais à quoi ça correspond réellement ? Car parfois, on s’imagine quelque chose, ou on se fait confiance en disant « on verra »… et puis quand le moment arrive, on ne sait plus quand donner

On est perdue, à cause de la fatigue, des hormones, du stress, de ce nouveau rôle de maman qui prend maintenant tout son sens… Mais donc, concrètement, que faut-il faire ?

Donner souvent à téter, voilà tout

Donc, par souvent, je veux dire dès que bébé pleure ou montre des signes de faim. Pour ma fille, c’était au moins une fois par heure, voire plus. Par contre, quand elle dormait, je ne l’ai jamais réveillée pour lui donner à manger. Ce n’est pas nécessaire. Qui dort dîne comme on dit…

Certains bébés ont plus d’appêtit que d’autres. Ils peuvent réclamer souvent, ou rarement. C’est propre à chacun et ne doit pas être militarisé. J’entends pas là, pas de notes sur un calendrier en se disant qu’il doit avoir tété tant de fois en tant de temps…  

Bien sûr, tu dois garder à l’esprit que la recommandation de 8 à 12 fois par 24 heures est correcte. Mais si ton bébé tète un peu moins, ou un peu plus, pas de panique tant qu’on ne tombe pas dans l’excès non plus. 

Quoi qu’il en soit, tu peux tenter de proposer le sein à chaque fois que ton bébé pleure les premiers temps, quitte à ce que ce soit inutile. Si bébé ne veut pas téter toutes les cinq minutes, c’est normal. Donc, pas d’affolement. Mais s’il le veut, c’est normal aussi. 

Alors tu tentes, tu tâtonnes, et tu t’habitueras à son rythme. Mais surtout, tu oublies les conseils comme « donne-lui à des heures régulières, espace les tétées pour ne pas être submergée, arrête de lui donner la nuit sinon tu vas trop l’habituer… » ARRRRGGGHHH !!! Surtout, efface bien ces conseils de ta tête dès que tu les reçois. C’est faux, re-faux, et archi-faux !

L'interprétation

Voilà la première cause du véritable problème qui se répète indéfiniment dans l’histoire de l’allaitement : l’interprétation. Elle peut être induise par les paroles d’un membre du corps médical comme par la mère elle-même.

Comme je l’ai détaillé ci-dessus, il existe pléthore d’explications psychologiques qui influencent le raisonnement de la maman. Il reste important de garder du recul, de s’informer, et d’analyser si le problème du manque de lait est bien réel ou s’il est tiré de l’imaginaire…

Les causes physiologiques

Oui, si elles sont rares, elles existent bel et bien. Cependant, elles ne concernent « que » 1 à 5% de la population des femmes. ET, elles ne sont pas irrémédiables pour autant.

Donc, parlons-en...

Il existe des femmes souffrant d’agénésie ou d’hypoplasie (malformations congénitales de la glande mammaire). D’autres peuvent rencontrer des dysfonctionnements hormonaux. Ces anomalies sont habituellement présentes avant la grossesse et devraient avoir alerté les femmes ayant le désir d’allaiter avant qu’elles se retrouvent à le faire.

La chirurgie de réduction mammaire, quant à elle, peut aussi avoir entraîné une section des canaux lactifères. Mais, attention, ce n’est pas systématique. L’augmentation, par contre, n’aura qu’une très rare influence sur l’allaitement. Mais ça arrive aussi, alors c’est à prendre en considération s’il y a des doutes.

Aussi, il se peut que des troubles psychologiques très forts anéantissent la production de lait maternel naturelle de la mère. Par là, j’entends les femmes qui subissent une grave dépression, un deuil, un choc émotionnel intense. Là, il faudra apporter une attention particulière à ce qu’il se passe psychiquement pour tenter de « débloquer » la situation.

Enfin, des maladies chroniques et qui ne sont PAS soignées (hypothyroidie, diabète, anémie sévère) sont aussi des causes physiologiques qui peuvent parfois diminuer la production de lait.

En conclusion

Garde à l’esprit que tu es une maman formidable, déjà, et que ce qui compte, c’est le bien-être que tu éprouves en passant du temps avec ton enfant, avant tout. 

Ne te mets pas davantage de stress que tu en éprouves sur les épaules. La plupart des « absences » de lait sont fausses. A moins que tu ne fasses partie de ces rares femmes décrites plus haut, tu peux donc trouver un moyen de poursuivre l’allaitement avec plus de sérénité. D’ailleurs, n’hésite pas à venir m’en parler et nous pourrons peut-être trouver une solution ensemble.

Si tu rencontres un blocage dû à ta physiologie, ne renonce pas pour autant si la réussite de ton allaitement est importante pour toi. Il existe aussi des alternatives qui pourront te permettre de continuer cette belle aventure.

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