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Vaincre le baby-blues en 5 étapes

Comment surmonter le baby-blues ?

Tu te sens fatiguée, épuisée, lessivée ? Rien n’est plus normal après un accouchement et dans les premiers mois qui suivent la naissance de ton bébé. Mais attention, le baby-blues te guette peut-être. Des études montrent que 50% à 70% des jeunes mamans en souffrent. Un chiffre énorme !

Symptômes du baby-blues : la sonnette d'alarme

Tes yeux ne sont plus que fontaines, lacs et océans ? Rien n’arrête tes larmes, qui ont tendance à couler un peu trop souvent. Si tu n’es pas de nature super-extra-émotive, il s’agit de l’un des signes les plus fréquents de baby-blues.

Tu as des sautes d’humeur ? Pas des petites contrariétés, non, mais plutôt de vraies interférences ! C’est un peu comme si ton cerveau s’embrumait et voulait une chose puis son contraire la minute d’après. Une vraie radio qui ne capte plus ses fréquences habituelles. Tout est brouillé et tu ne sais plus ce que tu veux, ce dont tu as besoin et même ce que tu peux ressentir. 

Effectivement, il y a comme une odeur de baby-blues dans l’air.

Pour récapituler en simplifiant, les symptômes sont donc : 

  • les changements d’humeur (du rire aux larmes, une vraie hystérique)
  • des coups de mou réguliers
  • un stress puissant
  • une impression de ne plus arriver à gérer sa vie de maman, sa vie tout court
  • des insomnies, cogitations
  • un appétit diminué, ou du moins modifié
  • une terrible fatigue
  • une culpabilité de ne pas apprécier les moments avec son bébé
  • des symptômes stomatiques : douleurs au ventre, migraines, cœur qui s’emballe (et pour personne)

Causes du baby-blues : prévenir pour ne pas guérir

Le baby-blues apparaît très rapidement après l’accouchement, en général. Il est donc facilement identifiable par l’entourage, qui doit être informé pour de comprendre les changements d’humeur de la maman, qui peuvent être brutaux.

Le personnel médical de la clinique ou de l’hôpital où tu auras accouché pourra diagnostiquer ce trouble émotionnel, si tu en souffres. N’hésite pas à faire part de tes doutes, si tu les ressens. Ils pourront te rassurer et t’aider. Car le baby-blues n’est pas une fatalité. Il reste passager et ne dure que quelques jours.

Les causes du baby-blues restent encore aujourd’hui indéterminées. L’explication la plus probable serait celle des bouleversements hormonaux liés à l’accouchement. Si le taux de cortisol,  d’oestradiol et de progestérone chute subitement, la prolactine monte en flèche. Tout cela n’est pas insignifiant pour l’organisme.

Dans le cas où tu continuerais de développer un mal-être tel qu’un manque total d’attention pour ton bébé, voire des idées suicidaires, il ne s’agirait plus d’un baby-blues mais bien d’un problème plus profond

La dépression post-partum existe bel et bien, même si elle est plus rare (10% à 15% des femmes ayant accouché). Il ne faut donc pas l’écarter quand les symptômes tendent à s’aggraver. Elle peut être majeure ou mineure. La dépression post-partum majeure, qui révèle les émotions décrites plus haut à l’extrême, ne se manifeste que dans 5% des cas.

Le repère pour la détecter correspond à la durée de cet état fragile. S’il traîne en longueur et ne disparaît pas de lui-même, que la maman ne trouve pas de réconfort autour de ses proches, une consultation chez un psychologue sera alors conseillée.

Soigner son baby-blues pour profiter enfin de bébé

Quand il est trop tard et que l’on a pas pu anticiper la survenue d’un baby-blues, il est important d’avoir les bons outils pour réussir à le vaincre.

Voici comment se débarrasser du baby-blues en 5 étapes :

Déculpabiliser

  • Toutes les femmes qui deviennent maman pour la première fois, la seconde ou plus, devront affronter une fatigue intense. Certaines le supportent plus que d’autres mais toutes, je dis bien TOUTES, savent que ce n’est pas simple, loin de là… Si c’est plus dur pour toi que pour cette autre sphère de mamans parfaites (je te rassure, ce n’est qu’une image, la maman parfaite n’existant pas…), cela ne fait pas de toi une mauvaise mère.

S'entourer, communiquer

  • Il ne faut surtout pas s’isoler. Parler de ses difficultés de jeune maman, c’est crucial. Quand on exorcise ses peines, c’est scientifique, on les apaise !

Prendre du temps pour soi

  • C’est bien connu. On ne peut bien s’occuper des autres que lorsqu’on est capable de bien s’occuper de soi. Alors que pour que ton bébé soit choyé comme dans tes rêves, rien de tel que de prendre aussi soin de toi. Ton mari, une amie ou même une nounou de confiance pourront être de bons alliés pour que tu puisses te reconnecter à toi-même. Rien de tel qu’un bon massage pour évacuer les tensions…

Faire le deuil de l'enfant rêvé, imaginé

  • Ton bébé est né, il n’est pas tel que tu l’avais « idéalisé », consciemment ou pas. Pourtant, tu es heureuse au fond de toi, vraiment. Il est enfin là, et tu l’aimes, c’est indiscutable. Alors, s’il ne se comporte pas comme tu l’attendais, cela peut générer en toi des émotions contradictoires. Accepte-les, vis-les, et apprends à connaître ton nouveau-né dans la paix et le bonheur. Vous allez partager tant de choses…

Faire le deuil de la maman parfaite que l'on souhaitait devenir

  • Il est possible que tu ressentes cette culpabilité de ne pas apprécier les premiers jours avec ton bébé. C’est terrifiant pour une jeune mère, et pourtant, ce sentiment n’est pas exceptionnel. Alors, quand on devient maman, on découvre un nouvel être, mais on se découvre aussi soi-même. Profondément. Avoir des failles, des baisses de régime, c’est humain. Un petit conseil : se concentrer sur l’essentiel, l’Amour. Et être irréprochable, on le laisse aux héroïnes des séries télé 😉

Baby-blues et maman allaitante, sacré ménage

L’allaitement maternel peut s’avérer difficile à mettre en place. Quand le baby-blues s’en mêle, le cocktail est parfois fatal pour sa continuité. 

De toute façon, je ne le dirai jamais assez, le principal atout des femmes qui réussissent leur allaitement, c’est celui de la persévérance. Alors que parfois, tout est réuni pour échouer, elles y arrivent quand même, à force de volonté. Bats-toi, parce que si aujourd’hui tu vis le pire, il y a la lumière au bout du tunnel. Si, si, je t’assure !

Et si tu as besoin d’aide, laisse un commentaire juste en-dessous de cet article. Ce sera avec plaisir que j’y répondrai et ferai de mon mieux pour t’aider.

Et pssst… par ici, rejoins le groupe « We milky moms« , une vraie communauté de mamans allaitantes qui s’entraident au quotidien.

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