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Allaitement et tabagisme

Tu n’as pas réussi à arrêter de fumer durant ta grossesse ? Ou alors tu as pu le faire mais tu as peur de « ne pas tenir » ? Seulement voilà, tu voudrais allaiter… 

Alors, dois-tu renoncer à cause de la cigarette ?

Les idées reçues ont la vie dure

Comme sur beaucoup d’interrogations au sujet de l’allaitement maternel, le tabac ne fait pas exception dans la liste des sujets à controverse. 

Fumer, c’est mauvais pour la santé. On le sait.

Fumer, c’est mauvais pour le bébé. On le sait.

Le raccourci est donc vite établi : le tabac rendrait le lait maternel moins bon pour le bébé. 

C’est évident qu’il est préférable d’arrêter de fumer, de boire de l’alcool, de faire la fête (pour un meilleur sommeil), de manger des plats gras, trop sucrés, trop salés… 

Bref, l’idéal est bien là, mais il n’est pas toujours facile de s’y conformer. Pour maintes raisons qui sont propres à chaque femme.

Le tabagisme n’est pas en soi un frein catégorique à l’allaitement maternel.

Il vaut mieux allaiter et fumer que ne pas allaiter du tout.

Vraiment ? Je te sens dubitative. Et pourtant…

L'allaitement dans un environnement de fumeurs

Des études scientifiques ont été portées à maintes reprises pour identifier les dommages que peuvent causer le tabagisme passif chez les nourrissons.

Il s’est avéré qu’un bébé exposé, s’il était allaité, développait malgré tout de meilleures défenses immunitaires.

En réalité, en tétant, l’enfant a 7 fois moins de risques de manifester une maladie respiratoire que s’il n’était pas allaité !

Il a été aussi prouvé que les coliques étaient 2 fois plus présentes chez les bébés de mères fumeuses. Si celles-ci allaitaient, alors cette « complication » s’amenuisait.

Les conséquences du tabac chez l'enfant allaité

Voici ci-dessous la liste des conséquences liées au fait de fumer sur les bébés :

  • troubles respiratoires
  • problèmes digestifs
  • coliques
  • ralentissement de la croissance
  • énervement, agitation, excitation anormale
  • mort subite du nourrisson

Si les effets ne sont pas annulés par l’allaitement, ils sont tout de même amoindris grâce à cette façon de nourrir ton bébé.

Néanmoins, le tabac reste indésirable. Il agit sur les hormones liées à la production lactée, comme la prolactine. Son ingestion peut donc perturber le réflexe d’éjection naturel du lait maternel.

Le lait peut être rejeté par le nourrisson, car la nicotine lui donne un goût spécial et désagréable. C’est à l’appréciation de chaque enfant, au cas par cas, dont refus peut s’imposer.

D’autres réactions chez l’enfant ne sont pas rares :

  • nausées
  • vomissements
  • dysfonctionnements de la pression sanguine
  • signes cardiaques
  • douleurs au ventre

L’allaitement n’est pas incompatible avec le tabagisme. Mais il vaut mieux, afin d’éviter ces troubles, arrêter de fumer. Cependant, donner du lait infantile à la place du lait maternel, si l’arrêt du tabac est impossible, n’est pas meilleur pour l’enfant !

Que faire quand on n'arrive pas à arrêter de fumer et qu'on allaite ?

L’arrêt du tabac peut s’avérer difficile, voire impossible, pour certaines mères.

Cette dépendance prend de l’ampleur au fur et à mesure que nous fumons. Elle est insidieuse, mesquine, et vient s’installer sûrement alors que l’on ne soupçonne même pas d’y être déjà accroc.

Au départ, il y a bien quelque chose qui fait que nous en arrivons là. Mais quoi ? 

Devenir addict à la cigarette, c’est souvent une histoire de psychologie. J’aimerais te faire part de cet article que je trouve très intéressant sur le sujet : 

Dépendance psychologique au tabac : pourquoi fume t-on ?

Au-delà de l’aspect psy sur lequel je t’invite à réfléchir pour te décharger de ces « chaînes », revenons-en à nos moutons.

Si tu ne parviens pas, malgré tous tes efforts, à lâcher cette « compagne de routine », tu peux toutefois en limiter l’impact.

Réduire les effets néfastes par l'action

Déjà, tu peux essayer les patchs proposés en pharmacie pour t’aider.

S’ils contiennent toujours de la nicotine, c’est à plus faible dose. Note aussi que les autres substances nocives ne sont pas présentes dans leur composition.

Si cela ne fonctionne pas, au moins tu auras essayé

Il vaut mieux prendre le risque de ne pas y arriver que de vivre avec la culpabilité de n’avoir rien tenté par peur de l’échec.

En parallèle, tu peux minimiser ta consommation journalière au minimum.

Plus tu vas fumer, plus les effets vont avoir tendance à se dévoiler. Donc, chaque cigarette en moins est une victoire dans le processus.

Même si tu n’enlèves qu’une cigarette par jour, ce sera toujours mieux que de fumer la même quantité que ce que tu consommais avant…

Ensuite, espace tes cigarettes avec le moment de la tétée. 

Dans l’idéal, il faudrait que tu parviennes à ne pas fumer durant les 2 heures qui la précèdent.

Pourquoi ? Parce que fumer juste avant une tétée augmente de 10 fois le passage de la nicotine dans le lait maternel.

Bien sûr, ne fume pas en présence de ton bébé et limite son exposition en demandant aux autres fumeurs de ne pas rester à côté de lui quand ils fument.

Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître, il existe des légumes qui contiennent de la nicotine. Évite-les.

Parmi eux, il y a :

  • les tomates
  • les aubergines
  • les pommes de terre
  • les poivrons
  • le piment…

Bref, toute la famille des solanacées.

Un entourage de fumeurs

Si tu ne fumes pas ou que tu fumes et est en plus entourée par un mari/conjoint qui fume, les mêmes précautions s’appliquent.

Tu ne dois pas te sentir mal à l’aise de demander aux personnes qui partagent ton quotidien de garder du recul en présence de ton bébé.

Heureusement, la plupart comprennent.

Quand des amis ou ta belle-famille te rendent visite, tu as absolument le droit de poser des limites à ce sujet.

Leur expliquer que tu prends toi-même ces mesures pourra définitivement les persuader, si une simple remarque ne suffisait pas…

Je fume et j'allaite : je continue ?

En conclusion, je te confirme qu’il reste préférable de persévérer dans ton allaitement si tu ne peux t’astreindre à l’arrêt du tabac.

D’ailleurs, l’ANAES (agence nationale d’accréditation et évaluation en santé) préconise cette option.

Au final, les bébés qui sont allaités par une maman fumeuse ont quand même un risque diminué de morbidité. Et si –comme moi – tu es une maman stressée, ce n’est pas négligeable à prendre en compte !

Se faire aider pour mieux vivre son allaitement en fumant

Sache que tu es loin d’être la seule à te poser ces questions.

Le tabagisme est une vraie addiction qui peut dévaster l’esprit.

Il est utile, voire primordial, de t’entourer.

Tu as honte de dire que tu fumes et que tu allaites en même temps. Pourtant, c’est courageux.

On fait toutes du mieux que l’on peut pour son enfant. Même si ce n’est pas l’idéal, on lutte pour son bien-être et on fait ce qu’on peut.

Tu peux contacter tabac info service au 3989 (appel gratuit).

Et tu trouveras tout plein de soutien, sans jugement, en t’inscrivant au groupe de la communauté « We milky moms« .

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